Pulp, vous avez dit pulp ?

pulpHier, au détour d’une conversation où j’utilisais le terme pulp pour qualifier un roman distrayant mais pas inoubliable, j’ai été saisi par un doute existentiel. (Vous devriez essayer, ça fait du bien.) Mille diables ! Qu’est-ce que j’entendais exactement en employant ce terme ?

Une rapide recherche sur son origine m’a remis en mémoire cette définition : pulps, abréviation de « pulp magazines », publications peu coûteuses et de piètre qualité, très populaires aux États-Unis durant la première moitié du XXe siècle.

Comme point de départ, on a connu mieux, mais voilà déjà un début. Récapitulons, dans mon esprit un pulp serait un récit d’aventures (policier, fantastique, S-F…), volontiers violent ou étrange, destiné à distraire un lectorat populaire. Une histoire où l’action primerait sur la réflexion. Mouais, pas entièrement convaincant… Heureusement, ma mémoire est venue à mon aide. En employant le terme pulp, je me suis rappelé aussi de l’hommage qu’en a tiré Quentin Tarantino avec son film Pulp Fiction. Et là, les choses se sont éclaircies.

Dans mon esprit, un roman pulp est donc une posture, un procédé littéraire où l’auteur abandonne le regard affûté du roman noir, lui préférant la jubilation cynique devant le spectacle désolant et violent de la comédie humaine. Voilà, je crois que j’ai trouvé. C’est désormais plus clair.

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2 réflexions au sujet de « Pulp, vous avez dit pulp ? »

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