Aux Armes d’Ortog

aux-armes-d-ortogAn 5000. L’humanité se meurt après avoir survécu à l’Holocauste. Car si la Guerre Bleue a entamé son optimisme et mis un terme à l’expansion de son empire dans les étoiles, elle a aussi réussi à détruire son principe vital, amorçant une sénescence prématurée et inexorable de l’espèce.

Menacée de toutes parts par des créatures mutantes impitoyables et des humains ensauvagés, l’humanité lutte désormais contre l’entropie sous la conduite des Sopharques. Un combat qui semble perdu d’avance malgré l’aide des Chevaliers-Nautes dont les nefs parcourent encore les étoiles. Car le plus grand danger demeure l’homme lui-même. Un culte pessimiste menace l’embryon de progrès, poussant au renoncement la noblesse des Seigneurs Maisonniers et le peuple. Pour s’opposer à cette déchéance, l’humanité aurait bien besoin d’un héros.

Aux Armes d’Ortog ne déroge pas au schéma classique d’une science-fiction divertissante et aventureuse. Un condensé de pulp transplanté au Fleuve noir dans la collection « anticipation ». Rien de honteux dans cette entrée en matière, bien au contraire, le roman d’André Ruellan (alias Kurt Steiner) montre de grandes qualités narratives et un certain attachement à la rationalité, du moins à ses apparences.

Habile hybride de science-fiction et de fantasy, Aux Armes d’Ortog emprunte son lexique au second genre pour laisser la part belle au premier. Car derrière la quête, celle du jeune héros amené à rejoindre la communauté des Chevaliers-Nautes au prix de maints exploits, se cache un récit d’aventures spatiales dont n’auraient pas eu à rougir Edmond Hamilton ou Jack Williamson. Un récit bâtit à l’aune du sense of wonder auquel un vernis de rationalité confère une touche vintage.

Bref, sans être bouleversant, voici un bel exemple de cette excellente mauvaise littérature, celle louée par George Orwell, et dont on goûte avec délice le caractère régressif. Affaire à suivre avec Ortog contre les Ténèbres.

ortogAux armes d’Ortog de André Ruellan (alias Kurt Steiner) – Réédition Mnémos, intégrale « Ortog », novembre 2016

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