Sur les traces de George Orwell

Plus de 70 ans après sa mort, George Orwell reste plus que jamais d’actualité. Des combats de rue à Hong Kong ou Portland, aux régimes totalitaires africains, sud-américains ou asiatiques, en passant par le débat autour du déboulonnage des statues, la pensée et les mots de l’auteur britannique ont colonisé l’imaginaire politique, y compris chez des individus situés à l’opposé de son engagement. Mais, au-delà de 1984, de La Ferme des animaux, de la novlangue, de Big Brother ou de l’effacement de l’histoire, qui peut prétendre vraiment connaître l’homme et sa pensée ?

Ce constat sert de point de départ à Adrien Jaulmes, grand reporter pour le compte du Figaro. Sur les traces de George Orwell rassemble plusieurs articles écrits pour le quotidien au cours de l’été 2018. L’ouvrage résulte aussi de sa connaissance du monde présent, de sa lecture attentive de l’œuvre d’Orwell, romans et essais, et de ses voyages sur les lieux où l’auteur britannique a vécu.

Des rives de l’Irrawaddy en Birmanie où il officie comme policier, aux rivages de l’île de Jura en Écosse, en passant par Eton, le journaliste suit le parcours d’un penseur empirique, honnête avec lui-même et autrui, manifestant le besoin presque physique d’expérimenter les sujets dont il parle. Un intellectuel à part dans le champ de la réflexion politique, n’étant ni un prophète, ni un maître à penser, ou le conservateur d’une vérité intangible comme d’aucuns aimeraient le réduire. Bien au contraire, il lui arrive même souvent de se tromper et de le reconnaître dans ses écrits. Il lui arrive aussi de tomber dans les travers qu’il dénonce, de faire preuve d’exagération pour plier la réalité à ce qu’il souhaite en montrer et de manquer de clairvoyance.

Adrien Jaulmes confronte le présent au passé, s’efforçant de retrouver dans sa propre expérience des lieux qu’il visite, les traces de l’époque où a vécu George Orwell. Il pointe ainsi les ressemblances ou les différences, opérant un tri entre les permanences et les changements. Il traque dans l’œuvre du penseur britannique les échos des lieux qu’il traverse, retraçant les étapes de la formation politique de l’homme.

À bien des égards, Orwell est un témoin implacable de la déliquescence de l’Empire britannique, du dressage des élites anglaises dans les Public School, de la misère ouvrière sous le joug du capitalisme. Il est également un observateur de la montée des totalitarismes qu’il voit à l’œuvre pendant la Guerre d’Espagne. Il reste cependant un socialiste convaincu, louant la générosité, le sens de l’entraide et l’égalité. Un pacifiste ne rejetant pas l’usage de la violence lorsqu’il s’agit de se défendre. Un esprit curieux, empathique, mais pas naïf. Un moraliste mettant la recherche de la vérité au-dessus de toute autre valeur. Bref, on est bien loin de l’image conservatrice, voire réactionnaire, colportée par les idéologues de droite comme de gauche.

À la manière d’un Jack London, Orwell se livre à une sorte de sociologie à hauteur d’homme, s’immergeant dans le milieu qu’il décrit. On ne peut pas écarter complètement la volonté d’auto-mortification, le désir de se purger de ses préjugés et de se débarrasser du poids de la culpabilité représenté par son appartenance à la classe privilégiée. Il expérimente ainsi la bassesse humaine sous toutes ses formes, cherchant à en comprendre les raisons plutôt que de la condamner. Il accomplit des tâches absurdes et abrutissantes pour survivre, nourrissant une haine absolue pour toutes les formes de domination de l’homme par l’homme. Cette expérience de la pauvreté et le reportage qu’il consacre à la condition ouvrière à Wigan, le convertissent définitivement au socialisme. Ils lui permettent de mettre en place une réflexion sur l’état d’esprit animant les plus humbles, donnant ainsi naissance à la notion de common decency. Ils le confrontent enfin au fascisme naissant en Angleterre, idéologie qu’il va combattre en rejoignant la Catalogne. Engagé dans les milices du POUM, il connaît la rudesse de la vie sur le front, mais la camaraderie qui prévaut dans les rangs des miliciens lui fait toucher du doigt ce que pourrait être une société sans classe. Hélas, il doit quitter le pays précipitamment pour échapper aux purges staliniennes frappant le camp républicain. Il découvre ainsi les méfaits de la propagande totalitaire et la volonté de la Gauche à entretenir l’illusion d’une révolution exempte de toute oppression.

Loin de l’image de l’anarchiste tory, Sur les traces de George Orwell dresse le portrait d’un homme attaché à la vérité et à l’auscultation de la réalité, au plus près possible de sa substance. Un militant profondément socialiste, antifasciste, anti-impérialiste, anti-totalitaire, rejetant en bloc le confort et les facilités de l’intellectualisme et de toutes les idéologies, mais sans doute pas exempt de toute critique. Après tout, c’est rendre hommage à sa démarche que d’ausculter sa vie avec la même exigence de sincérité et d’honnêteté intellectuelle.

Sur les traces de George Orwell de Adrien Jaulmes – Équateurs éditions, août 2019

L’Incendie de la maison de George Orwell

Pour fuir un divorce qui menace de le mettre sur la paille, Ray Welter s’exile sur l’île de Jura, en Écosse. Six mois au vert, dans tous les sens du terme, loin du rythme trépidant de Chicago, sur les traces de George Orwell dont il s’est inspiré pour faire fortune dans la publicité. Arrivé sur les lieux, en plein jet-lag, le quadragénaire teste immédiatement l’hospitalité rustique et les mœurs rugueuses des habitants de l’île. De curieux spécimens aux habitudes cancanières. De quoi décompenser sans préambule. Heureusement, la qualité du whisky distillé sur place lui fait oublier la dureté de la greffe. La cure alcoolisée apparaît même un viatique salutaire pour supporter son séjour au milieu des moutons, des ploucs et de leurs superstitions. Un remède souverain pour soigner son doute existentiel et moral. Il en fait d’ailleurs bonne provision avant de se faire conduire dans la demeure où a résidé l’auteur de 1984. Sise au Nord de l’île, loin de tout, même des voisins ombrageux, Barnhill tient toutes ses promesses. Dépourvue d’électricité ou de chauffage autre qu’un double foyer alimenté avec des briques de tourbe, la propriété est également coupée du réseau mondial, ce fil à la patte omniprésent que Ray assimile à une version moderne de Big Brother. Bref, la maison lui semble le lieu idéal pour soigner son spleen. À la condition de survivre à la haine de Pitcairn, un connard rancunier et violent, surtout si l’on approche de sa fille Molly. À la condition aussi d’échapper à la curiosité des habitants et à leur bizarrerie, en particulier celle faisant affirmer à Farkas, le plus amical d’entre-eux, qu’il est un loup-garou.

« ORWELL ETAIT UN OPTIMISTE. Il s’arrêta. Le spectacle était si beau – et si vrai. L’état des choses était bien ce que décrivait 1984. Orwell lui-même n’aurait pu prédire une désintégration si absolue de la vie privée. Ou l’émergence des médias sociaux comme moyens de contrôle. À la place de télécrans, on avait des smartphones. À la place du crime par la pensée, le politiquement correct. Qu’était donc Internet, sinon une façon pour Big Brother de traquer nos moindres réflexions ? »

En commençant à lire L’incendie de la maison de George Orwell, je ne nourrissais aucun préjugé. Attiré par le titre et quelques avis glanés ici ou là, je ne savais pas à quoi je m’engageais. Ma curiosité a été satisfaite au-delà de toute idée préconçue. D’ailleurs, ne tergiversons pas, s’il est question de George Orwell, l’auteur britannique intervient à la marge, via la novlangue, la double-pensée et l’omnipotence de Big Brother, incarné ici dans les réseaux sociaux et l’Internet.

Andrew Ervin transpose en effet astucieusement ces concepts dans l’univers du marketing et de la publicité. Lecteur passionné de Eric Blair, Ray Welter s’est inspiré de 1984 afin de concevoir une stratégie pour altérer les habitudes consuméristes. Il parvient ainsi à faire décoller les ventes d’un 4×4 extrêmement polluant et énergivore à une époque où les préoccupations environnementales prévalent, transformant l’acte d’achat en geste militant, celui d’un vandalisme écologique revendiqué comme tel. Grâce à cela, il amasse une fortune, ne faisant pas l’économie d’une profonde crise morale et existentielle, son succès venant confirmer de manière sinistre la véracité de l’intuition de l’auteur britannique. Ray en est désormais convaincu, il vit dans un monde orwellien, où le b.a.-ba de la communication politique et commerciale consiste à user d’éléments de langage simples pour conditionner la pensée, affirmant le contraire de ce que l’on fait ou va faire. Un art dont il constate les méfaits au quotidien.

« Pas vraiment visible, de l’autre côté du bras de mer et de la pluie, l’Écosse continentale faisait signe, avec toutes les commodité que Ray avait laissées derrière lui. Le bas de son dos lui causait des élancements, son estomac faisait la guerre à son système nerveux, depuis les haut-parleurs de la voiture, les cornemuses – les putains de cornemuses – comme un porc de foire qu’on mène à l’abattoir hurlaient des stridences, mais le peu de paysage que la brume laissait voir était comme un rêve. »

Le portrait des habitants de l’île de Jura et leur interaction avec Ray, un vrai choc culturel, constitue l’autre point fort du roman. Andrew Ervin brosse une galerie de personnages truculents, à la gouaille ravageuse, oscillant sans cesse entre la farce et un récit plus porté vers l’angoisse. Toutefois l’ensemble brille par sa légèreté, son souci de ne pas paraître trop pesant tout en brassant quelques réflexions sociétales et intimes stimulantes.

On ne peut donc guère reprocher à L’incendie de la maison de George Orwell de manquer d’entrain ou de profondeur, si ce n’est peut-être un dénouement un tantinet faiblard. Mais, ceci apparaît comme un vétille au regard du plaisir de lecture.

L’Incendie de la maison de George Orwell (Burning Down George Orwell’s House, 2015) de Andrew Ervin – Éditions Joëlle Losfeld, collection « Littérature étrangère », 2016 (roman traduit de l’anglais [États-Unis] par Marc Weitzmann)

De la décence ordinaire

« La découverte fondamentale d’ Orwell est que la décence ordinaire est le revers de l’apparente indécence publique. »

Court essai d’une centaine de pages, De la décence ordinaire revient sur une notion essentielle dans l’œuvre et la pensée politique de George Orwell. Une notion empirique que Bruce Bégout s’emploie à approfondir d’une plume précise, creusant la réflexion ouverte par Bernard Crick et Jean-Claude Michéa.

Si la common decency, traduit ici sous le terme de décence ordinaire, n’apparaît que vers 1938 sous la plume d’Orwell, elle traverse pourtant toute son œuvre, des romans aux récits documentaires. Loin d’être un théoricien politique, un intellectuel ou un expert scientifique, l’auteur britannique se veut surtout un militant, forgeant au plus près du quotidien son expérience politique, sociale et culturelle. Il en tire l’intuition de l’existence d’un sentiment naturel chez les gens simples, les conduisant à adopter des pratiques communes visant à respecter autrui, à discerner le juste de l’injuste et à résister à l’indécence de l’État, du Marché et de la Machine.

Élaborées dans le contexte des années 1930, bien des réflexions d’Orwell interpellent encore de nos jours, comme le montre Bruce Bégout. Que ce soit la trahison des intellectuels, y compris de gauche, qu’il ne faudrait pas confondre avec un quelconque anti-intellectualisme, ou les manipulations du langage politique, prompt à rendre les mensonges crédibles et le meurtre respectable, la pensée d’Orwell ne semble avoir rien perdu de sa lucidité.

Au travers de son essai, Bruce Bégout s’efforce d’éclairer toutes les nuances de la pensée de l’auteur de 1984 tout en essayant d’en prolonger la logique. Car, si la décence ordinaire semble le remède contre les totalitarismes, elle n’est pas exempte elle-même de faiblesses. Flirtant avec le populisme et une certaine propension à la sensiblerie, elle peut faire l’objet d’une instrumentalisation. Elle demeure cependant l’expression d’une vie affective réellement ancrée dans une pratique sociale quotidienne, échappant ainsi aux manipulations politiques. De même, si l’inclinaison à la violence, à la cruauté et les bas instincts sont inscrits également dans la nature humaine, George Orwell préfère penser qu’il ne s’agit que de manifestations extraordinaires, provoquées par des circonstances particulières. Pour lui, l’Homme n’est pas seulement mû par l’égoïsme. Il peut aussi aspirer à un avenir meilleur pour tous. La décence ordinaire apparaît donc comme un pôle de résistance, le socle d’un socialisme libéré de ses tendances autoritaires ou du compromis avec la société bourgeoise, source de déconvenues plus que jamais actuelles.

Bref, De la décence ordinaire dresse le portrait d’un penseur partagé entre un pessimisme lucide sur l’état du monde et une joie de vivre intacte. Un homme pour qui solidarité, lutte, révolution, socialisme n’étaient pas des vains mots ou des éléments de langage. George Orwell fait ainsi partie de ces anxieux sereins qui placent la décence ordinaire au cœur de tout éventuel projet de rénovation politique et social. Il est urgent de le redécouvrir.

De la décence ordinaire de Bruce Bégout : court essai sur une idée fondamentale de la pensée politique de George Orwell – Réédition Allia, 2017

Hommage à la Catalogne

Venu en Espagne pour écrire quelques articles pour les journaux, George Orwell s’engage dès son arrivée dans la milice. Militant à l’I.L.P. (Independent Labor Party), il lui semblait en effet inconcevable d’agir autrement. Pendant sept mois, de décembre 1936 à juin 1937, il combat sur le front et assiste aux événements conduisant aux purges menées contre le POUM et la CNT par les Communistes.
De retour en Angleterre, il raconte son expérience, livrant à la postérité un témoignage précieux, assorti d’une réflexion politique salutaire, sur cette guerre où les totalitarismes font florès, y compris dans le camp républicain. Au-delà de sa valeur documentaire, ce récit contribue également à l’éducation politique d’un des penseurs les plus importants du XXe siècle (assertion personnelle non négociable) et joue un rôle crucial dans la genèse des romans La Ferme des Animaux et de 1984. Bref, Hommage à la Catalogne me paraît un récit incontournable pour appréhender à la fois l’événement et l’homme.

No_pasaran1Quand George Orwell arrive en Espagne en 1936, le bref été de l’anarchie décrit par Kaminski est sur le point de s’achever. Pourtant lorsqu’il s’engage dans la milice, l’esprit de juillet règne encore sur la capitale catalane. Mais à son retour à la fin du mois d’avril, il s’est totalement évaporé, annonçant un hiver réactionnaire.
À la différence de l’auteur allemand qui s’attache à décrire l’arrière, le récit d’Orwell s’enracine sur le front, au cœur des combats opposant les milices aux insurgés nationalistes. L’amateurisme de ses compagnons, l’atmosphère d’improvisation, le manque d’armes et la jeunesse des miliciens, l’auteur britannique ne cache rien des faiblesses du camp républicain. Pourtant, il ne regrette à aucun moment son engagement, reconnaissant a posteriori avoir vécu une expérience qui a renforcé sa foi dans le socialisme. Sa vision crue du conflit ne nous épargne rien des odeurs, de l’inconfort et des corvées routinières, et même s’il se montre parfois lyrique dans sa description des paysages, le ton demeure dépourvu de tout romantisme.
En fait, l’inactivité prévaut sur le front, du moins dans la partie où l’auteur se trouve cantonné, et il ne connait pour ainsi dire pas les combats. Tout au plus quelques échanges de tirs, de longues nuits de garde où le froid se montre un ennemi bien plus menaçant que les fascistes, des patrouilles ennuyeuses et un assaut à la baïonnette, épreuve qu’il ne souhaite pas revivre.

George Orwell se montre aussi un observateur avisé des changements impulsés par la Révolution. Dans la milice, il fait l’expérience d’une société égalitaire où toutes les classes ont été abolies. Une sorte de microcosme où la camaraderie et la décence commune font office de morale. Il en ressort profondément marqué, même s’il sait que cette période n’est qu’une phase transitoire, conscient d’avoir côtoyé une forme de socialisme authentique et d’avoir prouvé qu’il ne s’agissait pas seulement d’une chimère.
Son retour à Barcelone, après quatre mois passé sur le front, le confronte aux désillusions. L’atmosphère dans la capitale catalane a beaucoup changé. La Révolution a laissé la place aux anciennes habitudes et aux manipulations politiques. Les forces de police ont chassé les patrouilles d’ouvriers, rétablissant l’ordre étatique. Les inégalités sociales sont réapparues avec davantage de force et le gouvernement bourgeois s’est remis à l’offensive. Avec le concours des communistes, il reprend peu à peu le pouvoir aux syndicats et aux prolétaires. Le temps n’est plus à la révolution sociale mais à la guerre. Les provocations contre les anarchistes se multiplient pour aboutir à plusieurs jours de combat de rue que la propagande transforme en tentative de coup d’État organisée par une cinquième colonne fasciste. On cherche un coupable et l’auteur britannique pressent que le POUM apparaît comme le candidat idéal. Son retour sur le front lui épargne le dénouement de la crise politique. Il échappe miraculeusement à la mort après avoir été blessé au cou et sa convalescence l’écarte pour un temps des purges menées à Barcelone. Pour échapper à la prison, il est contraint de fuir le pays avec un sentiment d’injustice et de gâchis qu’il ne parviendra à surmonter que dans ses romans et ses écrits polémiques.

S’il se montre critique envers autrui, George Orwell ne manque pas aussi de faire sa propre autocritique. A aucun moment, il ne cherche à se donner le beau rôle ou à affabuler sur son apport au conflit. D’une grande modestie, l’auteur britannique insiste autant sur ses faiblesses que sur celles de ses compagnons. Son regard se veut avant tout sincère et lucide. Il n’hésite d’ailleurs pas à dévoiler ses préjugés et son agacement sur la conduite de la guerre sans se chercher d’excuses. Mais, son approche se montre surtout analytique, apportant un éclairage d’une acuité que d’aucuns pourraient lui envier.
Même s’il n’a qu’une vision partielle des événements, il le rappelle à plusieurs reprises, George Orwell a bien compris que la Guerre d’Espagne s’inscrit dans un cadre géopolitique qui dépasse les enjeux simplistes mis en avant par les appareils de propagande. Dans la péninsule, on se trouve confronté à un jeu de dupes entre les démocraties bourgeoises et Staline, avec les États fascistes en embuscade. Une guerre politique où le Front populaire apparaît comme une supercherie et le régime de Franco comme un anachronisme.

À la lumière du présent, l’analyse de George Orwell paraît plus que jamais d’actualité. On regrette juste de ne pas disposer d’un intellectuel de sa stature pour démasquer les faux semblants de notre époque. Bref, Hommage à la Catalogne paraît indispensable pour comprendre pourquoi la contre-révolution a gagné.

hommage-a-la-catalogneHommage à la Catalogne (Homage to Catalonia, 1938) de George Orwell – Réédition poche 10/18, collection « Domaine étranger », 2000 (traduit de l’anglais par Yvonne Davet)