Kane , l’intégrale 3/3

Mettons les bouchées doubles avec cette 34e chronique du Challenge « Lunes d’encre ». Ouch !

Avec ce troisième volet de l’intégrale consacrée à l’anti-héros wagnérien, nous retrouvons Kane dans neuf nouvelles, dont sept inédites, pour certaines proches du format de la novella. Le complétiste se réjouira également de la présence d’un poème, d’une version de jeunesse de « Lynortis » (écrite à seize ans, excusez du peu), d’un fragment de roman, pour lequel on ne peut dire grand chose, et d’un article de l’auteur lui-même sur sa créature. Bref, de quoi renouer et en finir en beauté avec un personnage que l’on a aimé détester.

Si tous les textes du présent volume ne figurent pas parmi les meilleurs du cycle, l’ensemble exhale cependant toujours l’aventure rugueuse et cet état d’esprit amoral qui a fini par me conquérir. À tel point que j’ai pris grand plaisir à le retrouver, renouant avec les tribulations d’un personnage toujours aussi retors. Et je pressens déjà qu’il me manquera.

Le caractère hétérogène des textes se révèle le premier trait marquant de ce troisième opus des aventures de Kane. Si l’on fait abstraction de l’article de Karl Edward Wagner, forcément à part compte tenu de sa nature para textuelle, du fragment de roman (« Dans le sillage de la nuit »), à peine quelques pages sur lesquelles on ne peut émettre aucun jugement, et de la version plus nerveuse et juvénile de « Lynortis », les nouvelles rassemblées ici forment deux ensembles, séparés par « Le soleil de minuit », court poème aux accents lyriques un tantinet forcés. Deux parties et deux époques, puisque avec « Lacunes », « Dans les tréfonds de l’entrepôt Acme » et « Tout d’abord, juste un spectre », Karl Edward Wagner projette son anti-héros dans un univers contemporain, plus précisément à Londres à l’époque du punk. J’avoue d’emblée avoir été déboussolé par le changement d’atmosphère et de registre, les deux premiers textes adoptant de surcroît une coloration pornographique. Fort heureusement « Tout d’abord, juste un spectre » apporte une conclusion mémorable au cycle, rappelant s’il est encore nécessaire de le faire que Kane, en parfait héraut du chaos donc du changement, ne combat pas pour le bien, mais contre le pire. À ceci s’ajoute un aspect autobiographique puisque l’on comprend assez vite que le Cody Lennox du récit, américain en voyage à Londres pour participer à une convention de Science-fiction, est un peu l’alter-ego de Wagner lui-même.

Compte tenu de mon goût pour la Sword and sorcery, il n’est cependant guère étonnant que la première partie m’aie davantage convaincu. On y découvre un Kane plus souvent qu’on ne le pense aux abois, en proie à la dépression, contraint de fuir devant ses ennemis, et ne pouvant compter que sur ses propres ressources pour survivre.

C’est le cas avec « Le nid du corbeau », où l’anti-héros wagnérien est traqué par une troupe de mercenaires acharnés à sa perte. Blessé gravement, entouré par quelques survivants de sa bande de desperados, il ne trouve le salut qu’à l’abri d’une auberge perdue dans les montagnes, lieu qu’il a jadis visité et mis en coupe réglée, violant au passage la fille du propriétaire. De ce récit de vengeance, je retiens surtout la découverte de sa progéniture, jouet d’une vengeance maléfique, et sa rencontre avec un prince démon sur un coin de corniche en pleine nuit.

Plus marquant à mon goût, « Réflexion pour l’hiver de mon âme » rejoint illico mes textes préférés. De ce huis clos en pleine tempête de neige, assiégé par une meute de loups dont la rage semble animée par un sortilège, j’ai beaucoup apprécié la tension extrême et la sauvagerie des affrontements. L’atmosphère anxiogène et le soupçon confère à ce récit un petit aspect whodunit. Un dix petits nègres polaire, avec un loup garou en guise de meurtrier caché.

Passons rapidement sur « Mirage » et « L’autre », deux nouvelles classiques mais sans véritable éclat, pour nous attaquer à « La touche gothique », formidable crossover avec l’univers de Michael Moorcock. Ce texte se révèle comme LE moment fort de l’intégrale, non par son caractère épique, mais du fait de son insolence et du ton sarcastique adopté par l’auteur américain. On se réjouit en effet de voir le géant roux manipuler le prince albinos pour l’entraîner dans ses manigances et on se dit que Karl Edward Wagner a pris un malin plaisir à faire d’Elric le jouet de Kane.

Au final, le personnage de Kane n’usurpe en rien son statut de salopard amoral et sans scrupules. L’anti-héros wagnérien me semble même être un adversaire de poids face au Conan de Robert E. Howard, du moins en matière de libre-arbitre et de comportement dépourvu de tout état d’âme. Assurément, voici un divertissement âpre, à ne pas louper dans le registre séminal de la Sword and sorcery.

Kane : L’intégrale 3/3 de Karl Edward Wagner – Éditions Denoël, collection « Lunes d’encre », mai 2009 (romans traduits de l’anglais [États-Unis] par Patrick Marcel)

Kane, l’intégrale 2/3

Challenge « Lunes d’encre », avec cette 31e chronique, retrouvons Karl Edward Wagner dans ses œuvres. Ça va charcler !

« Kane était un des premiers hommes véritables, né dans un monde hostile d’étranges êtres anciens. En ce monde de l’aube de l’humanité, il a défié le dieu dément qui avait créé sa race – une expérience qui avait abouti bien au-delà des attentes du créateur. Ce dieu ancien, fou, cherchait à créer une race d’êtres sans esprit dont existence servirait qu’à l’amuser et à le distraire. Il faillit réussir, jusqu’à ce que Kane se rebelle contre cet étouffant paradis et pousse la jeune race à gagner son libre arbitre. Il tua son propre frère, qui voulait s’opposer à son hérésie, apportant ainsi à l’humanité naissante la mort violente, en sus de la rébellion. Furieux de l’échec de ses plans dépravés, le dieu abandonna sa création. Et, pour son acte de défi, Kane reçut en malédiction l’immortalité – une condamnation à parcourir ce monde sous l’ombre de la violence et de la mort. La malédiction de ses errances ne cessera que lorsqu’il sera lui-même détruit par la violence qu’il fut le premier à exprimer. Et pour placer Kane à part du reste de l’humanité qu’il a répudié, il a ses yeux infernaux – les yeux d’un tueur – , la marque de Kane ! »

Revenons à l’univers de Kane avec ce deuxième tome de l’intégrale initiée par la collection « Lunes d’encre », un fort volume réunissant un roman (Le Château d’outrenuit), un poème et six nouvelles. Bref, de quoi se replonger avec délectation dans les aventures de l’âme damnée imaginée par Karl Edward Wagner.

Maudit, Kane l’est à plus d’un titre. À l’instar du Caïn biblique (jamais l’homophonie n’a résonné plus justement), il traverse les siècles et le monde, contribuant à la naissance et à la destruction des empires. Une vie marquée du sceau de la violence car Kane affectionne la sauvagerie, les noirs desseins et les complots tramés par les tyrans, potentats dépravés ou sorcières assoiffées de vengeance. Guerrier impitoyable, brute épaisse dépourvue d’état d’âme, stratège redoutable, être légendaire, connaisseur d’un savoir impie et maître en matière de duplicité, il bénéficie d’une aura maléfique auprès de ses pairs, inspirant la crainte et l’envie.

Le monde de Kane est archétypal à plus d’un titre, illustrant à merveille la Sword and sorcery chère aux lecteur de Robert E. Howard, de Fritz Leiber ou de Michael Moorcock. Monde à la fois jeune et ancien où les des empires humains, oscillant entre barbarie et raffinement, côtoient les ruines cyclopéennes de civilisations préhumaines dotées de technologies assimilées à de la magie par les hommes. Entre cités tentaculaires et déserts poussiéreux, Kane évolue avec aisance en ces lieux, faisant et défaisant les puissants au gré de sa volonté.

Le Château d’outrenuit apparaît comme la pièce maîtresse de ce deuxième tome des aventures de Kane. Ce récit d’inspiration horrifique, lorgnant du côté de Lovecraft mais peut-être aussi plus certainement du côté de William Hope Hodgson, est pétri d’une atmosphère de violence et d’angoisse latente. On y découvre l’antihéros wagnerien à la tête d’une armée, à l’assaut de l’Empire de Thovnos pour le compte de Efrel, une sorcière défigurée, à demi-folle, le corps ravagé par les plaies mal cicatrisées, vestiges du supplice inachevé auquel l’a condamné Nétisten Maril. Dévorée par la haine, l’ensorceleuse semble avoir noué une alliance avec les Scyleds qui hantent les profondeurs marines de l’archipel, usant de son ascendance secrète pour obtenir leur soutien dans le conflit qui l’oppose à l’Empire. Face à ces puissances, Kane ne renonce pas pour autant à son goût pour le complot, escomptant rafler le pouvoir une fois les forces des belligérants épuisées.

Fertile en rebondissements et coups de théâtre, Le Château d’outrenuit recèle quelques personnages secondaires mémorables, notamment le philosophe assassin Arbas. Mais, c’est surtout le personnage d’Efrel qui marque l’esprit, tant par sa folie et ses imprécations hallucinantes que par le caractère blasphématoire de son existence. Avec Efrel, Kane semble avoir trouvé une âme damnée à la mesure de sa malignité.

Si Le Château d’outrenuit compose la moitié du deuxième tome de l’intégrale, l’ouvrage recèle également quelques pépites montrant que Karl Edward Wagner ne démérite pas dans la forme courte de la nouvelle. Parmi celles-ci, « Lames de fond » se distingue par sa narration et son atmosphère tragique. Certes, même si on devine assez rapidement son dénouement, cela n’amoindrit pas l’émotion qui traverse cette nouvelle, où Kane n’apparaît au final qu’à l’arrière-plan. Deuxième coup de cœur, « Le dernier chant de Valdèse », se révèle le récit d’une vengeance dont la chute attendue confine à une sorte de happy-end, un tantinet pervers quand même. Pour une fois que la qualité d’âme damnée de Kane provoque un heureux dénouement… Avec Lynortis, l’auteur américain se surpasse en nous livrant un texte dont le décor mortifère, un champ de bataille hanté par les massacres passés, et le propos empreint de noirceur, n’est pas loin de susciter la dépression, voire un certain fatalisme. Kane y apparaît à contre-emploi, témoin et acteur d’événements illustrant l’inanité et l’absurdité de la guerre. A posteriori, je me demande si cette nouvelle n’est pas ma préférée.

Pour le reste, « Deux soleil au couchant », « La muse obscure » et « Miséricorde » apparaissent moins marquants du fait du classicisme de leur intrigue, voire par leur simplisme. Kane y côtoie démon nocturne et géant nostalgique, s’embarquant dans un quête digne d’un scénario de jeu de rôle, puis exauçant le souhait d’un poète maudit en mal d’inspiration, enfin accomplissant la basse besogne d’assassin pour le compte d’une aristocrate déchue.

Au final, le deuxième volet des aventures de Kane tient toutes ses promesses et bien davantage. Reste à conclure la lecture du cycle, histoire de prolonger un plaisir évidemment régressif, je le conçois, mais quand même très recommandable. Avis aux amateurs.

Additif : Je me rends que je n’ai rien dit de l’illustration de Guillaume Sorel, un dessin sublime convenant idéalement au personnage de Kane.

Kane : L’intégrale 2/3 de Karl Edward Wagner – Éditions Denoël, collection « Lunes d’encre », juin 2008 (roman et nouvelles traduites de l’anglais [États-Unis] par Patrick Marcel)

Kane, l’intégrale 1/3

Continuons à explorer le catalogue de la collection « Lunes d’encre » pour alimenter le fameux challenge.

Le nom de Kane résonne comme une malédiction dans une multitude de royaumes. Guerrier implacable et érudit, la géant roux inspire la crainte dans de nombreuses cours, même s’il sait user de son charisme pour manipuler les souverains ou s’attirer l’allégeance de nombreux combattants. Aventurier assoiffé de pouvoir, il ne semble poursuivre qu’un seul but, dominer le monde, seul dessein en mesure de lui faire oublier sa vie d’errance et l’ennui à laquelle semble vouée son existence immortelle. Mais Kane est-il encore humain ? Car, si sa chair saigne, son esprit semble dégagé des passions humaines, en proie à des machinations démoniaques et à des pensées impies.

La parution de l’intégrale des aventures de Kane, l’une des créatures les plus fameuses de l’auteur américain Karl Edward Wagner, est à porter au crédit de la collection « Lunes d’encre ». Comme le confie d’ailleurs Gilles Dumay dans l’avant-propos à ce premier volume, seule une nouvelle figurant au sommaire de l’anthologie Le Monde des chimères, était disponible dans nos contrées. Voici un tort réparé dont on ne peut que se réjouir, tant l’œuvre de Karl Edward Wagner mérite plus qu’un coup d’œil distrait. Avec La Pierre de sang (Bloodstone, 1975) et La Croisade des Ténèbres (Dark Crusade, 1976), les deux romans composant ce premier volume, on retrouve en effet le plaisir de lire une sword and sorcery brutale et décomplexée, lorgnant ici un tantinet du côté de la science-fiction.

« Les grands principes moraux, poursuivit-il, ne sont pas l’héritage sacré de la barbarie, d’ailleurs – mais simplement une illusion révérée par les paysans dans toutes les sociétés. Des rationalisations aigries de petits esprits vis-à-vis de tous les domaines où ils manquent de pouvoir et d’imagination pour être leur propre maître. »

La Pierre de sang se révèle incontestablement comme le morceau de choix de cet ouvrage, même si La Croisade des ténèbres, plus court, ne démérite pas dans ses choix de narration et son atmosphère. On y découvre le personnage de Kane, anti-héros complexe, sans aucune toxine de surface sentimentale, même s’il se laisse un tantinet fléchir par le caractère tempétueux de Térès, la fille du roi de la cité-État de Breimen. La jeune femme tient en effet dans le roman la principale place, ne se contentant pas de se pâmer lorsque les événements tournent au cauchemar. En cela, elle se distingue de la plupart des héroïnes ayant croisé Conan, le barbare de l’âge hyborien crée par Robert E. Howard auquel on ne peut s’empêcher de comparer Kane. Car, si Karl Edward Wagner acquitte son tribut à la sword and sorcery de l’écrivain texan de manière fort respectable, il imprime aussi une bonne dose de modernité à son récit épique.

Œuvre sombre et viscérale, La Pierre de sang puise ainsi son inspiration au meilleur de cette littérature empreinte de l’esprit du pulp, conjuguant l’horreur cosmique de Howard Philip Lovecraft à la fougue du personnage de Conan pour accoucher d’un récit dont la puissance délétère ressuscite le sens de l’épopée. Une épopée sale où l’héroïsme côtoie les bas instincts de l’humanité. Une épopée grise où la lutte entre le bien et le mal cède la place à une confrontation entre l’ordinaire du droit du plus fort et la lutte contre un plus grand mal.

Porté par une langue où se mélangent tournures archaïques, distanciation ironique et fulgurances relevant d’une poésie du désastre, le récit dévoile des temps barbares, à peine policés par un vernis de culture. Des temps hantés par les vestiges de civilisations d’un âge antédiluvien, dont l’histoire se perd dans la légende et l’encre délavée de grimoires poussiéreux.

« Attention ! Kane tira sur les rênes, obliqua quand une petite fille se jeta imprudemment devant lui à la poursuite sa balle. L’énorme étalon noir se cabra, moulina de ses mortels sabots. Avec un couinement d’effroi, l’enfant obliqua précipitamment.

C’est le général Kane ! Soufflèrent des voix excités. T’en as fait de belles ! File ! La bande d’enfants s’éparpilla comme des feuilles mortes.

La petite fille resta sur place – désireuse de récupérer sa balle, mais n’osant pas approcher tandis que Kane calmait sa monture qui piétinait.

Appréciant son courage, Kane se pencha de sa selle, saisit la balle par se cheveux poisseux. Distraitement, il regarda les traits malmenés de la tête de la jeune femme, que la terre et le sang coagulé rendaient presque méconnaissable. Les pieds nus des enfants avaient pratiquement réduit cette balle en bouillie, au cours de leur partie.

Kane tendit l’objet macabre à la petite fille inquiète – aux yeux bleus écarquillés par l’étonnement de recevoir l’attention d’un aussi important personnage. Celle-ci est presque inutilisable, lui dit-il, et il indiqua du doigt la rangée de têtes plantées le long du rempart de la ville. Tu ferais mieux de la remettrez à sa place et de te trouver une autre balle.

Chaque matin, on exposait la tête des personnes soupçonnées de déloyauté envers Ortède et, par voie de conséquence, envers Sataki. Les enfants du Chapelli ne tardaient pas à trouver de nouveaux jeux avec ces terribles trophées.

Oh, non, monsieur, répondit la petite fille en prenant la tête malmenée. Celle-ci, je veux la garder.C’est ma maman. »

Changement de lieu et d’atmosphère avec La Croisade des Ténèbres. Le récit reprend les motifs plus classiques de la croisade religieuse et de ses développements théocratiques, pour ne pas dire totalitaires. Partie prenante dans l’un des multiples conflits déchirant les royaumes du sud, nés de l’effondrement de l’Empire serranthonien, Kane voit ses plans contrecarrés par les menées d’une secte apocalyptique annonçant la fin du monde tel qu’il est connu. Les Satakistes et leur prophète Ortède Ak-Ceddis prônent en effet un âge de ténèbre, où l’emprise totalitaire de la foi s’impose à tous et à tout. S’étant emparés de la plupart des cités-États de Chapelli, la secte fanatique envisage désormais de conquérir le reste du continent septentrional pour le convertir par le fer et le feu. Mais, les fidèles de Sataki ne sont qu’une armée de manants inexpérimentés. À moins qu’un grand guerrier et stratège ne les encadre et ne les forme aux arts de la guerre…

La Croisade des Ténèbres renoue avec cette sword and sorcery que l’on appréciait tant chez Conan. Si le récit apparaît un cran en-dessous de La pierre de sang, il n’en demeure pas moins fort honorable, recelant quelques saillies fort grinçantes. De quoi jubiler face aux prétendues bons sentiments instillés par une Light Fantasy un tantinet trop manichéenne. On retrouve ainsi un Kane, dans toute la splendeur de sa duplicité. Et même si le déroulement de l’intrigue nous laisse croire que l’Epée de Sataki est pourvue d’un embryon d’âme, on retrouve très vite le cynisme du personnage. Pour Kane, la négation de l’individualité n’est pas acceptable. Il aime trop le désordre et les opportunités qu’il lui dévoile. Mais surtout, sa liberté de faire et défaire les pouvoirs prime sur toute autre considération. Ne faisons donc pas trop vite du personnage une figure humaniste.

Bref, ce premier volume des aventures de Kane tient toutes ses promesses, et bien davantage. Du coup, je suis impatient de découvrir le deuxième tome de l’intégrale. Bientôt…

Aparté : J’allais oublier. Superbe illustration de Sorel !

Kane : L’intégrale 1/3 de Karl Edward Wagner – Éditions Denoël, collection « Lunes d’encre », juin 2007 (romans traduits de l’anglais [États-Unis] par Patrick Marcel