Le Souffle du temps

pulp-o-mizer_cover_imageCette sixième participation au défi Lunes d’encre a été l’occasion d’exhumer un titre qui sédimentait depuis près de dix ans dans ma bibliothèque. L’archéologie révèle parfois des surprises.

Le Monde de VanderZande, alias Kamélios, est balayé par un vent capricieux et imprévisible qui dépose de manière aléatoire des artefacts provenant du futur ou du passé. Pour les colons, il apparaît comme une menace s’ajoutant à l’atmosphère toxique. Un danger contre lequel aucune bio-adaptation ne peut protéger. Aussi ont-ils pris l’habitude de vivre sur les plateaux, le plus loin possible de la vallée du Rift où son souffle tempétueux refaçonne le paysage. Pour les habitants de la Cité d’Acier, société hypertechnique vivant en vase clos, ses bourrasques sont une source de curiosité. Ils les scrutent, recueillant le moindre objet découvert après son passage. Des équipes sont aussi dépêchées dans le Rift, bravant le danger, dans l’espoir d’apercevoir la présence d’extra-terrestres voyageant au cœur de ses tourbillons. Ces rifteurs s’exposent à l’inconnu, remettant leur vie entre les mains de la chance et d’autres superstitions, à la poursuite de chimères, avec comme seule perspective d’avenir celle de gagner un peu de temps…

« Sur Kamélios, non seulement nous pourchassons nos propres rêves, mais parfois nous chassons aussi ceux de quelqu’un d’autre. »

Le Souffle du temps peut paraître atypique dans la bibliographie de Robert Holdstock. Délaissant en effet les archétypes, les jeux avec la mythologie et le registre du fantastique, l’auteur anglais nous livre ici un roman de science-fiction, n’étant pas sans évoquer le Planet opera. Les spéculations technoscientifiques ont cependant vite fait de céder la place à une quête intérieure dont les ressorts relèvent plus de la psychologie que du sense of wonder. D’où peut-être une impression de déception éprouvée par l’amateur de science dure devant une intrigue explorant surtout la matière molle du cerveau humain.

Pour autant, Le Souffle du temps recèle des moments de pure grâce où Robert Holdstock laisse sa plume divaguer, dressant un portrait saisissant des paysages de Kamélios. On se trouve ainsi plongé dans un ailleurs à la beauté étrangère et fluctuante, hanté par des rémanences psychiques, des structures chimériques et autres artefacts énigmatiques. Quelque part entre Christopher Priest et Stanislaw Lem, le parallèle ne paraissant ici pas du tout abusé, Robert Holdstock prend son temps, confondant parfois lenteur et ennui, pour poser le décor et les personnages, trois individus lambdas, membres de la même équipe d’exploration. Il y a d’abord Léo Faulcon, le personnage principal, individu lâche et tourmenté, puis son amante Léna Tanoway, une jeune femme masquant sa fragilité derrière une rudesse forcée, et enfin Kris Dojaan, le petit nouveau venu rechercher son frère aîné, disparu dans la vallée. De ce trio à l’humeur aussi fluctuante que le vent, Robert Holdstock tire sa thématique principale, celle de l’exil en soi-même. Kamélios dépouille en effet les personnages de leur souffle vital, de leur joie de vivre et de leurs ambitions, réduisant leur existence à une solitude morne et sans espoir. Seuls les Modifiés, autrement dit les fermiers transformés pour s’adapter à la vie à la surface de la planète, échappent à ce tropisme. Ils ont accepté le changement, renonçant à une part de leur humanité, pour vivre pleinement chaque instant présent de leur existence.

Le Souffle du temps flirte également avec l’indicible, proposant davantage de questions que de réponses. Robert Holdstock interroge l’incommunicabilité entre les êtres, générant un spleen tenace, parfois asphyxiant, où les souvenirs, les désirs et états d’âme des personnages entrent en résonance avec le milieu hostile qu’ils habitent.

« Toi et les milliards de tes semblables, vous n’avez jamais compris que les bons et les mauvais moments, ça n’existe pas. Il n’y a que des moments pendant lesquels on fait l’expérience de la vie, d’être en vie, peu importe que l’on éprouve de la douleur, du plaisir, de la déprime ou de la solitude. »

Bref, Le Souffle du temps est un roman lent, contemplatif, dont le propos intelligent mérite d’être creusé pour en révéler toutes les facettes. Robert Holdstock propose une science-fiction insolite, un tantinet verbeuse, mais infiniment déroutante, plus proche en cela de la fiction spéculative que du space opéra divertissant.

souffle-tempsLe Souffle du temps (Where Time Winds Blow, 1981) de Robert Holdstock – Éditions Denoël, collection « Lunes d’encre », mars 2004 (roman traduit de l’anglais par Laurent Calluaud)

La Chair et l’ombre

  « Il n’existe pas de frontière entre notre terre et votre esprit. Pensez-y comme au territoire d’un animal dont les frontières ne sont pas des barrières physiques mais des marques odorantes. C’est un autre jeu de dimensions. »
Ce n’est pas une enfance ordinaire qu’a connue Jack Chatwin. Dès l’âge le plus tendre, le garçon est devenu le sujet d’un phénomène étrange et inexpliqué : le miroitement. Sans crier gare, le jeune Jack plonge ainsi dans une transe — sorte de rêve éveillé — qui l’isole totalement de son environnement et le projette dans un univers préhistorique à la fois lacustre et forestier, un rêve qu’il exsude littéralement par tous ses pores et dans lequel il assiste en témoin à la fuite d’un couple — Visage vert et Visage gris — devant une menace qui prend l’apparence d’un taureau. Quel est ce monde ? Qui sont ces fugitifs ? John Garth, un archéologue excentrique, semble connaître les réponses. Cependant, le fouilleur est obsédé par sa propre quête : celle du cœur vivant de la cité fantôme de Glanum dont il exhume les échos pétrifiés sur toute la surface de la Terre. Cette quête finira par le dévorer au sens propre sous les yeux de Jack qui devra attendre l’âge adulte et l’irruption dans la réalité d’un des deux fantômes de ses visions, pour se livrer à une introspection dans les profondeurs de son inconscient.
De Robert Holdstock, on garde le souvenir du cycle de « La forêt des Mythagos » ou du « Codex Merlin » ou encore du recueil Dans la vallée des statues et autres récits. Peut-être même se souvient-on de son incursion dans le domaine science-fictif avec le roman Le Souffle du temps. Tous ces ouvrages sont bien sûr plus que recommandables, à la différence de titres plus médiocres parus ailleurs. Bonne nouvelle pour nous, La Chair et l’ombre s’inscrit dans la meilleure veine de l’auteur britannique. Certes, le roman n’est pas de la première jeunesse (il est paru outre-Manche en 1996) et il pourrait rebuter plus d’un lecteur de fantasy habitué à d’autres ressorts. En effet, rien n’est plus éloigné des pantomimes formatées vendues sous l’étiquette fantasy que cette œuvre intimiste hantée par des visions fantomatiques que l’auteur tente d’ordonner, sans trop en dévoiler quand même, en un univers cohérent.
A bien y réfléchir, ce roman est davantage un écho subtilement déformé du cycle de « La forêt des Mythagos » qu’une redite de ces récits épiques dépouillés de la densité et de la profondeur de leurs racines primordiales. La Chair et l’ombre est une quête : celle du terreau mythique où s’enracinent les manifestations paranormales dont les échos résonnent à la fois dans la psyché de Jack Chatwin et dans son environnement proche, allant jusqu’à lui ravir sa fille. C’est une quête qui mêle physique quantique, archétypes jungiens et métaphysique. Une quête qui va mener le Moi principal, isolé, défini et autonome — le MoPIDA — de Jack à défricher un paysage intérieur façonné par son inconscient, mais aussi par celui de l’espèce humaine toute entière, pour dresser une cartographie éphémère de cette matrice primitive du conscient où coexistent archétypes, entités spectrales issues de vies antérieures, mythes-imagos (mythagos), réminiscences préhistoriques et vestiges de croyances révolues. Évidemment, ce voyage n’est pas sans risque car le territoire traversé est aussi fuyant qu’un souvenir et aussi labyrinthique que le cerveau. Les profondeurs de l’inconscient sont une dimension où le temps n’a pas la même emprise, mais où l’on peut mourir aussi définitivement que dans la réalité.
Tout ceci semble bien complexe, sauf que le roman de Robert Holdstock n’est pas seulement un théâtre où évoluent des ombres chimériques. Il est peuplé d’êtres de chair  ne se limitant pas à un rôle d’archétype. Jack Chatwin, son épouse, l’amant de celle-ci et Visage gris lui-même, tous ces personnages ont finalement une existence terriblement humaine. Partagées entre leur ambition et leur désir de bien faire, guidées par leur volonté de savoir, perturbées par des relations intimes compliquées ou confrontées aux petites lâchetés quotidiennes, leurs existences introduisent une dimension plus psychologique dans le roman.
Bref, pour peu qu’on se laisse prendre par une narration qui suggère plus qu’elle ne dit, par des descriptions qui évoquent plus qu’elles ne montrent. Pour peu que l’on surmonte les quelques passages explicatifs sur l’inconscient et le rêve éveillé — sans doute le point le plus rébarbatif du roman — , on peut succomber au charme indéniable d’une histoire humaine qui réconcilie inconscient collectif et fantasy exigeante.
Chair et ombreLa Chair et l’ombre (Ancient Echoes, 1996) de Robert Holdstock – Éditions Denoël, collection Lunes d’Encre, novembre 2006 (roman traduit de l’anglais par Florence Dolisi)

Les Royaumes brisés, Livre troisième du Codex Merlin

Entreprendre la lecture d’un cycle, c’est comme nouer une relation sur une longue durée, en l’occurrence ici strictement textuelle. On se passionne, on partage des émotions, on caresse maints espoirs, sans jamais véritablement savoir si les promesses trouveront leur accomplissement. Et puis, le dénouement arrive, avec son cortège d’impressions contrastées, déception, contrariété, apaisement… Ce temps de l’accomplissement est finalement arrivé pour ce Codex Merlin, amorcé avec Celtika, poursuivi avec Le Graal de fer et désormais achevé avec Les Royaumes brisés. Il est donc grand temps de se confronter à nos impressions.

« Je suis une part de tout ce que j’ai rencontré »
Ulysse de Lord Alfred Tennyson

Puisant sa matière dans les mythes celte, grec et crétois, Le Codex Merlin s’apparente à une sorte de tentative de syncrétisme mythologique, tissant des liens et dressant des passerelles entre les monde celte et méditerranéen.

Robert Holdstock ne s’en tient cependant pas à ce simple exercice de restitution mythologique, qui à la longue deviendrait fastidieux. Il modèle les mythes à sa convenance pour aboutir à un résultat bien supérieur à la somme des simples ingrédients composant les légendaires de ces deux civilisations. Sous sa plume, les motifs mythologiques resurgissent, revivifiés et pourvus des odeurs brutes de la nature : musc entêtant, fragrances des sous-bois et autres remugles moins agréables. Ils prennent corps littéralement pendant que les archétypes, dont on connaît déjà intuitivement les mille vies,  prennent chair pour sortir de l’ombre. Alors oui, tout ceci n’est pas nouveau, mais tout ceci nous est conté avec talent et maîtrise, au point de paraître très vivace encore. C’est bien là, l’unique magie perceptible dans le Codex Merlin, celle du Verbe protéiforme dont les anciens échos résonnent encore par-dessus le temps qui s’écoule.

« La mort de la vengeance est la plus belle de toutes les morts »
[Anonyme]

Le Codex Merlin,apparaît comme une succession d’affrontements marqués du sceau de  la vengeance et d’une destinée funeste. Avec Les Royaumes brisés, les dernières pièces de la tragédie se mettent en place pour l’acte final. A la fin du Graal de fer, Urtha pensait en avoir terminé avec la menace du Pays de l’Ombre des Héros. Hélas, ses manifestations reprennent, toujours aussi menaçantes. Les signes de mauvais augures s’accumulent et bientôt, les auberges (points de passage pour les défunts entre la contrée Fantomatique et le pays des vivants) réapparaissent sur les rives de la Nantosuelta.
En l’absence du souverain, le royaume est soudain entièrement absorbé par une brusque dilatation du pays fantôme. Séparé des siens, Urtha ne peut plus compter que sur Merlin, l’homme sans âge, même s’il se refuse toujours à utiliser la magie pour ne pas vieillir. Et puis, il y a toujours Jason sur lequel pèse le joug d’une vengeance inachevée. Pas seulement celle initiée, il y a très longtemps, par son épouse trahie Médée. Non, une vengeance beaucoup plus ancienne, s’avançant masquée derrière la puissance montante du façonneur.

Bref tout ceci semble bien compliqué, tant les destins sont enchevêtrés, tant le passé et l’à venir (par l’intermédiaire de ceux qui ne sont pas nés, en particulier le Pendragon) sont partie prenante dans cette Histoire. Mais, tout ceci reste passionnant jusqu’au bout.

D’aucuns reprocheront au Codex Merlin sa trop grande parenté avec la matière de « La forêt des Mythagos ». Ils n’ont pas tort. En dépit de ce léger bémol, cette trilogie se situe deux bons cran au-dessus de la fantasy stéréotypée dont les multiples épisodes débordent des rayonnages.

Graal_ferLes Royaumes brisés, Livre troisième du Codex Merlin (The Broken Kings, Book Three of the Codex Merlin, 2002) – Éditions Le Pré aux Clercs, 2007 (roman traduit de l’anglais par Thierry Arson)

Le Graal de fer, Livre deuxième du Codex Merlin

Je l’ai déjà dit ici, Robert Holdstock propose une vision syncrétique de la fantasy, à mi-chemin de l’Histoire et des mythologies. Le Graal de fer, deuxième volet du « Codex Merlin », ne déroge pas à ce principe. Le roman est façonnée à partir des mythes primordiaux et des légendes. On n’y trouve point de lutte manichéenne, d’archétypes pompiers ou de poudre de Merlin-pin-pin, mais plutôt des personnages humains, sensibles, marqués de secrètes fêlures et confrontés à leur destin.

« Une vision est le cours futur des événements le plus probable, mais si nous faisons des choix sages, nous pouvons éviter la ruine. »

Une multitude de choix s’offrent aux personnages du Graal de fer. Inlassablement, Jason poursuit la recherche de son fils Kinos « le petit rêveur » qu’une prophétie situe sur « une île aux murailles battues par les flots ». Comme la description semble correspondre à Alba, il choisit la voie de la trahison afin de parvenir à ses fins. Lui-même chassé d’Alba, Urtha souhaite reprendre sa place forte de Taurovinda, investie par les troupes du pays fantôme. Pour cela, le haut roi des Cornovides doit affronter la malédiction pesant sur son royaume avec, il l’espère, le soutien de Merlin. Tiraillé entre toutes ses amitiés et allégeances, le magicien doit pourtant trancher entre leurs intérêts divergents sans négliger ses propres souhaits. De cet écheveau naît un récit intimiste loin des explosions de violence auxquelles nous a habituée la fantasy adulescente. Un récit ne reniant pas le souffle de la légende et son caractère épique.

« Le temps est une spirale. Il commence jeune à l’extérieur, puis il vieillit au centre avant de se dérouler lui-même et de redevenir jeune. »

A l’image de la spirale, les mythes vieillissent mais leur symbolique finit toujours par resurgir sous une forme rajeunie. Intéressante fusion entre les mythologies grecques et celtes, le Codex Merlin nous permet d’appréhender ces mondes perdus et leur légendaire dont notre civilisation reste en grande partie tributaire. Difficile de faire la part entre l’imagination de l’auteur et la réalité historique, mais peu importe, car Robert Holdstock s’approprie cette matière, ce passé vestigiel pour mieux l’explorer dans ses angles morts et sa part de merveilleux. Son talent de conteur opère à plein, réactualisant les mythes pour leur redonner un nouveau sens.

Rendez-vous maintenant avec le troisième volet pour un dénouement que l’on espère à la hauteur du légendaire évoqué.

Graal_fer1Le Graal de fer, Livre deuxième du Codex Merlin (The Iron Grail, Book Two of the Codex Merlin, 2002) de Robert Holdstock – Éditions Le Pré aux Clercs, 2004 ( roman traduit de l’anglais par Thierry Arson)

Celtika, Livre premier du Codex Merlin

Connu en France pour La forêt des Mythagos, Robert Holdstock est également l’auteur d’un autre cycle : le Codex Merlin. Il y revisite pour l’occasion l’épopée des Argonautes à la lumière de la mythologie celtique.

Premier livre d’une trilogie, Celtika peut se lire de manière complètement indépendante, même si certaines pistes demeurent ouvertes, histoire de ne pas tuer toute envie de poursuivre l’histoire. Le roman s’avère très rapidement passionnant, particulièrement pour le lecteur en quête de tragédie, au sens antique du terme. Et, s’il est amateur de destin marqué par la fatalité, s’il apprécie la poésie des mots, il trouvera sans doute aussi son bonheur.
Le récit commence avec la résurrection (700 années après leur disparition) de l’Argo et de Jason, son capitaine. L’acte n’est bien entendu pas désintéressé. Il s’agit pour Merlin, LE Merlin des romans arthuriens, de lier son destin à celui de Jason, pour accomplir un voyage jusqu’aux portes du sanctuaire de Delphes.
En compagnie d’un équipage hétéroclite se composant de plusieurs Germains, Cimbres, Celtes, d’un Hibernien, d’une Scythe, d’une chamane nordique, d’un Crétois, d’un Dace et de son cheval, Merlin et Jason se lancent alors dans une odyssée pleine de surprises et de révélations.

Au confluent des mythes celtes et gréco-romains, Robert Holdstock bâtit un récit où quêtes et destins s’entremêlent, prenant pour décor le bruit et la fureur des invasions celtes. Si la magie n’est pas absente du récit, elle a un coût pour ceux qui en usent, en premier lieu Merlin lui-même. Le personnage est d’ailleurs assez différent de la vision arthurienne. Faible d’esprit, manipulateur, en proie au doute, souvent manipulé lui-même, le bonhomme ne correspond pas vraiment au portrait popularisé par les romans et films. Mais, en s’éloignant de l’archétype, il gagne en substance et en humanité, ouvrant les perspectives narratives.

Durant leur périple, les Argonautes côtoient dieux et esprits, empruntant les chemins de l’autre monde, convoquant les morts pour retrouver leur chemin et participant à la réhabilitation de cette grande civilisation celte, longtemps occultée de l’Histoire et de la mémoire par les civilisations grecque et romaine.

Au final, Robert Holdstock utilise à dessein les références historiques et mythiques, n’hésitant pas à mêler la plausibilité de l’Histoire antique à son imagination, avec une érudition qui laisse admiratif. L’univers celtique et gréco-romain se conjuguent avec élégance et harmonie en un syncrétisme païen et jubilatoire.
Voici donc un cycle commençant sous de bons auspices.

CeltikaCeltika, Livre premier du Codex Merlin (Celtika, Book One of the Merlin Codex, 2001) de Robert Holdstock – Éditions Le Pré aux Clercs, 2003 (roman traduit de l’anglais par Thierry Arson)